Catégories
Portraits Recensions

Joséphine : Le paradoxe du cygne

Éditeur ‏ : ‎ Tempus Perrin (23 janvier 2020)
Langue ‏ : ‎ Français
Poche ‏ : ‎ 576 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2262085560
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2262085568
Poids de l’article ‏ : ‎ 420 g
Dimensions ‏ : ‎ 10.9 x 2.6 x 17.8 cm

Par son maintien et son rayonnement, Joséphine a attiré le regard d’un certain jeune général, lequel en est tombé amoureux fou. Il faut lire les lettres enflammées que Bonaparte envoyait à Joséphine lorsqu’il partait en campagne. Loin d’elle, il se comportait comme un amoureux transi. Lui qui était tout action en était venu à accélérer le tempo de ses campagnes pour ne pas vivre longtemps loin de la présence de sa dulcinée. Il a souvent été dit que Joséphine avait été l’épouse dans les temps heureux et qu’une fois son mariage avec l’Empereur défait tout devait aller de travers pour ce dernier. Avec une plume sûre, Pierre Branda montre que cette assertion a du vrai, quoiqu’étant un tantinet exagéré, les chemins pour gagner les sommets n’étant jamais les plus aisés. Une excellente biographie.

Pierre Branda, Joséphine, Tempus, 2020, 576 pages, 10 €

L’extrait : « Détachée mais possessive, infidèle mais jalouse, ambitieuse mais discrète, indépendante mais attachée, partisane mais changeante, elle cultiva le paradoxe comme personne… » (p. 199)

 

Catégories
Histoire Recensions

Ils ont fait l’Egypte moderne

Éditeur ‏ : ‎ Perrin; Illustrated édition (5 octobre 2017)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 300 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2262064237
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2262064235
Poids de l’article ‏ : ‎ 520 g
Dimensions ‏ : ‎ 14 x 3.4 x 21 cm

C’est à travers une vingtaine de portraits que Robert Solé dresse l’histoire de l’Egypte contemporaine, une Egypte attirée par la modernité tout en demeurant ancrée dans la tradition. Les portraits proposés par Robert Solé sont relatifs à des hommes politiques comme Nasser, des religieux comme Hassan al-Banna, des écrivains comme le Prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz… Que retenir au terme de ce voyage ? La plupart des tentatives menées pour ancrer l’Egypte au monde moderne ont échoué, par exemple celle d’Ismaïl pacha au milieu du XIX° siècle. Et cependant ce dernier avait toujours dit son attachement à l’islam mais le traditionalisme était incapable de transiger. C’est dire si le poids de la religion – entendez l’islam – est colossal. Impossible d’entreprendre une quelconque réforme si, dans le même temps, on ne délivre pas aux autorités religieuses nombre de brevets de bonne conduite. On en vient ici à la difficulté récurrente du monde arabo-musulman : concilier son entrée de plain-pied dans la modernité tout en ne reniant ni culture, ni tradition, ni religion.

Robert Solé, Ils ont fait l’Egypte moderne, Perrin, 2017, 385 pages, 22.90 €

L’extrait : « L’Egypte a-t-elle à sa tête un nouveau Nasser ? L’entrée en scène fracassante de Sissi en juillet 2013 a pu le laisser croire. » (p. 342)

Catégories
Biographies Recensions

De Lattre

Éditeur ‏ : ‎ Perrin (9 novembre 2017)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 280 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2262047332
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2262047337
Poids de l’article ‏ : ‎ 420 g
Dimensions ‏ : ‎ 14.1 x 3 x 21.1 cm

Cette biographie dresse un portrait très franc du chef de l’ancienne 1ère Armée française. D’un côté des pages d’histoire glorieuses écrites en Afrique en 1942 ou en Allemagne en 1945, de l’autre un caractère difficile, orgueilleux et présomptueux. Après une brillante campagne en mai et juin 1940, il est affecté à l’armée de Vichy. Il quitte cette dernière en 1943 pour rejoindre les troupes gaullistes. La suite est connue : le Débarquement, la libération du pays, l’invasion de l’Allemagne… jusqu’à la capitulation à Berlin. De Lattre a l’honneur de représenter la France lors de la capitulation du Reich, rôle essentiellement politique puisqu’il s’agit de rehausser le prestige d’un pays atteint dans son honneur par la raclée de mai 1940. Personnage au caractère ombrageux, De Lattre occupe ensuite de hautes fonctions dans la défense du camp occidental après qu’un rideau de fer s’est abattu sur l’Europe de l’Est. Fin de carrière du maréchal en Indochine où il entend  conserver le territoire à la France. C’est à cette époque qu’il gagne le surnom de « roi Jean », roi sans couronne, mais homme des grandes rencontres avec l’Histoire.

Ivan Cadeau, De Lattre, Perrin, 2017, 325 pages, 22 €

L’extrait : « … c’est bien un meneur d’hommes qu’était de Lattre. C’est peut-être là qu’il convient de trouver sa plus grand qualité : dans l’encadrement et le commandement, dans l’aptitude à susciter l’adhésion de ses contemporains. » (p. 13)

Catégories
Histoire Recensions

De Gaulle et la Russie

Éditeur ‏ : ‎ Perrin (3 février 2022)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 538 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2262075174
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2262075170
Poids de l’article ‏ : ‎ 670 g
Dimensions ‏ : ‎ 15.4 x 3.5 x 24 cm

Il n’est pas facile de distinguer une ligne de conduite claire dans les relations que Charles de Gaulle, le militaire puis le politique, entretint avec l’Union Soviétique. Pour de Gaulle, l’Urss existait à peine, c’était un régime transitoire. Ce qui était appelé à demeurer, c’était la Russie. Ne déclarait-il pas que la Russie boirait le communisme comme le buvard absorbe l’encre ? L’histoire lui a donné raison : le communisme est tombé, la Russie éternelle demeure et, avec elle, l’idée impériale qui a guidé les régimes successifs. De Gaulle a toujours été fidèle à sa ligne anti-communiste. Mais, lors de la Seconde Guerre mondiale, ne cessant d’essuyer vexations et rebuffades de la part de ses alliés anglo-saxons, il regarde du côté de la Russie de Staline. Devenu président de la République (1958-1969), les chauds et froids alternent entre Moscou et Paris, chacun des deux régimes faisant preuve du même pragmatisme. Mais les moyens des uns (soviétiques) n’étaient pas ceux des autres (français), d’où « ce singulier dialogue noué entre Charles de Gaulle et la Russie soviétique… fondé sur le principe des échanges inégaux. »

L’extrait : « … l’absence de naïveté du général de Gaulle n’a rien à céder à celle des maîtres du Kremlin. Au concours du réalisme, le Français ne dispose cependant pas des mêmes atouts que les hommes de Moscou. » (p. 508)

Alexandre Jevakhoff, De Gaulle et la Russie, Perrin, 2022, 538 pages, 26 €

Catégories
Biographies Recensions

Churchill

Éditeur ‏ : ‎ Perrin (27 août 2020)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 1360 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2262081190
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2262081195
Poids de l’article ‏ : ‎ 1.6 kg
Dimensions ‏ : ‎ 16.7 x 4.6 x 24.2 cm

Cette biographie du vieux lion britannique fera date, par la qualité de la recherche à laquelle s’est livré son auteur et par sa masse :  plus de 1 200 pages bien tassées pour raconter la vie de l’illustre locataire du 10 Downing Street. Un peu comme Napoléon, un de ses idoles, Churchill eut plusieurs vies : vie aventureuse lorsque, tout jeune homme, il s’engage et part faire le coup de feu en Inde et en Afrique du Sud ; vie studieuse d’un homme féru du passé, auteur d’une œuvre historique non négligeable ; vie active du politicien arrivé aux affaires, membres de plusieurs cabinets avant que, appelé à devenir Premier Ministre, il en devînt le maître d’œuvre. Le Churchill d’A. Roberts fait naturellement la part belle à l’action de Churchill pendant la Seconde Guerre mondiale : il fut l’homme de la situation, l’homme qui tint tête à Hitler et mit plus haut que tout la nécessité de sauver l’honneur. Outre ces aspects, dont on sait à peu près tout maintenant, il faut s’arrêter sur la personnalité de Churchill, un homme à part, original, sentimental et fantasque. Action publique et personnalité attachante, tout cela est formidablement orchestré par A. Roberts dans un livre appelé à faire date.

L’extrait : « Les erreurs de Churchill pèsent d’un poids plume dans la balance en regard de son autre suprême contribution : la volonté de fer qu’il a instillée dans l’âme des Britanniques au moment où il y en avait le plus besoin. » (p. 1 207)

Andrew Roberts, Churchill, Perrin, 2021, 1 319 pages, 29 €

Catégories
Histoire Portraits Recensions

La saga des Bonaparte

Éditeur : Perrin; Illustrated édition (4 janvier 2018)
Langue‏ : ‎Français
Broché‏ : ‎450 pages
ISBN-10‏ : ‎2262048908
ISBN-13‏ : ‎978-2262048907
Poids de l’article : ‎600 g
Dimensions‏ : ‎15.4 x 3.3 x 24 cm

Avec cette Saga des Bonaparte, Pierre Branda se propulse au niveau des meilleurs napoléonistes. En seize chapitres, P. Branda livre la biographie des personnages les plus illustres de la famille, à commencer par Charles Bonaparte, le père de Lucien, Joseph, Elisa, Jérôme, Pauline, Louis, Caroline… et Napoléon. De leur ascension jusqu’à leur chute, on peut dire que tous ont eu plusieurs vies. Rejetons d’un obscur nobliau corse, ils ont été rois, princes et princesses, ducs et duchesses. Tous ont tenté de vivre leur vie de façon, sinon indépendante, du moins autonome, tâchant d’échapper à l’emprise toute puissante du premier d’entre eux.
L’auteur a tenu à déborder le seul cadre du Premier Empire, d’où des chapitres passionnants sur Napoléon III, son fils le prince impérial, tué sous l’uniforme britannique alors qu’il combattait en Afrique du Sud contre les zoulous, Charlie, le petit-fils du roi de Wesphalie Jérôme, à qui les Etats-Unis doivent la création du FBI, Marie, la névrosée, amie de Sigmund Freud, initiatrice en France de la psychanalyse. Voilà un livre que l’on n’oublie pas.

Pierre Branda, La saga des Bonaparte, Perrin, 2018, 476 pages, 25 €

L’extrait : « Néanmoins, alors qu’ils n’avaient pas été préparés à régner, ils nous étonnent dans leurs habits de souverains. […] Après leurs chutes, ils conserveront d’ailleurs tous un indéniable sens de la majesté, d’où ensuite un certain respect pour leurs personnes. » (p. 17)

 

Catégories
Histoire Recensions

Pour Napoléon

Éditeur ‏ : ‎ Perrin (11 mars 2021)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 200 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2262094519
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2262094515
Poids de l’article ‏ : ‎ 250 g
Dimensions ‏ : ‎ 14 x 2 x 19.1 cm

Il se dit tellement de sottises sur l’Empereur qu’à un moment T. Lentz a dû se dire qu’il devait rejoindre dans l’arène ceux qui, avec leur inculture crasse et leur incapacité de saisir la complexité de l’histoire, ont péremptoirement décidé de ranger Napoléon dans le camp du mal. Cela nous vaut ces deux cents pages, passionnantes, mélange d’érudition et volonté de clouer le bec à ceux qui font de Napoléon un dictateur, quand ce n’est pas le précurseur d’Hitler. C’est avec délectation que l’on suit le spécialiste au fil des vingt chapitres qui s’égrène. Avec verve et érudition, l’auteur réhabilite l’héritage de Napoléon, replaçant dans leur contexte les grandes décisions de son règne, les plus intelligentes comme les plus contestables. Ah, ils sont beaux ces politichiens qui lui font un procès en dictature, eux dont la politique a conduit à l’impuissance de l’État, au séparatisme, à l’abaissement du bien public au profit des droits individuels…

Thierry Lentz, Pour Napoléon, Perrin, 217 pages, 2021, 15€

L’extrait : « Peu de pays au monde ont eu dans leur histoire un dirigeant d’un tel calibre. Cet « incomparable météore » (Jacques Bainville) n’a mis que quinze ans à accomplir son œuvre […] » (p. 11)

Catégories
Histoire Recensions

Histoire du Canada

Éditeur ‏ : ‎ Perrin (10 octobre 2019)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 450 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 226204872X
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2262048723
Poids de l’article ‏ : ‎ 640 g
Dimensions ‏ : ‎ 15.5 x 3.3 x 24 cm

Tout commence au début des années 1500 lorsque des navigateurs français et espagnols abordent les rivages de ces terres inconnues au climat rude, immensités forestières vides d’habitants faisant dire à un explorateur ibérique que « par ici, il n’y a rien » (« acà nada »). L’histoire du Canada peut se lire de plusieurs façons. Nation jeune et privilégiée par la nature, héritière d’une histoire mouvementée, elle dispose d’énormes potentialités. On peut aussi dire que l’histoire du Canada, notamment en ses débuts, jusqu’au traité de Paris de 1763, est l’histoire d’un gâchis, la France du roi Louis XV n’ayant jamais cru en l’avenir de ces « quelques arpents de neige ». Alors que les Anglais voyaient grand et loin, les Français donnaient la priorité à la sédentarité, préférant leur clocher aux pays lointains. L’identité du Canada a mis du temps à se fixer, tiraillée qu’elle était entre deux cultures. Pays jeune et moderne, le Canada risque de peser de plus en plus dans la géopolitique mondiale, avec son sous-sol riche, l’immensité du territoire et sa position stratégique enviée. Au terme de cette très réussie « biographie d’une nation », le Canada s’impose comme un pays d’avenir.

Daniel de Monplaisir, Histoire du Canada, Perrin, 2019, 491 pages, 25 €

Extrait : « Le Canada reste néanmoins un pays jeune, à la fois embarrassé d’une histoire complexe et cependant ouvert, plus que d’autres, au ‘champ des possibles’. » (p. 453)

Catégories
Portraits Recensions

Les rois maudits d’Angleterre

Éditeur ‏ : ‎ Perrin (5 juin 2014)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 437 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2262038961
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2262038960
Poids de l’article ‏ : ‎ 540 g
Dimensions ‏ : ‎ 14.1 x 3 x 21.4 cm

Loin des paillettes et des histoires de cœur qui signent l’actuelle existence de la famille royale depuis quelques décennies, le livre d’Alain Bournazel vient rappeler que la monarchie britannique a mis du temps à se solidifier. L’expression « Les rois maudits » qualifie ainsi les rois qui, depuis Guillaume le Conquérant (fin XI° siècle) jusqu’à Charles II (fin XVII°), se sont succédé sur le trône d’Angleterre. Au terme d’une éblouissante synthèse, Alain Bournazel retrace l’histoire mouvementée des monarques anglais dont la plupart, du plus médiocre au plus remarquable, eurent des règnes pour le moins chaotiques. Nombreux furent-ils à périr de mort violente. A travers cette succession de règnes, manqués ou réussis, se profile les deux grandes questions qui, des siècles durant, ont obnubilé les monarques et agité les souverains anglais : la possession de la couronne anglaise dans le royaume de France et son indépendance par rapport à un Parlement soucieux de contrôler l’action du monarque. Que voilà un remarquable livre d’histoire.

Alain Bournazel, Les rois maudits d’Angleterre, Perrin, 2014, 436 pages, 23.90 €

L’extrait : « Avec la dynastie de Hanovre qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours, disparaît cette longue malédiction tenace qui avait accablé le royaume depuis l’invasion normande avec son lot de violences, d’usurpations, de guerres internes. » (p. 418)

Catégories
Histoire Recensions

Le dernier carré

Éditeur ‏ : ‎ Perrin (7 octobre 2021)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 416 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2262096600
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2262096601
Poids de l’article ‏ : ‎ 500 g
Dimensions ‏ : ‎ 15 x 3 x 21 cm

Le dernier carré est formé par les « combattants de l’honneur et les soldats perdus », ceux qui, à l’instar du roi François Ier au soir de sa défaite à Pavie, clament haut et fort que tout est perdu, fors l’honneur. L’homme de ce siècle, généralement démuni d’un arrière-fond religieux, considère qu’il n’y a rien de plus important que la vie. Ca n’a pas toujours été le cas. Il faut voir, par exemple, l’importance de l’honneur chez les soldats de Napoléon. Perdre sa vie était peu de chose, mais perdre son honneur… De l’Antiquité à nos jours, Jean-Christophe Buisson, Jean Sévillia et une vingtaine de collaborateurs décrivent ce souci de l’honneur, à travers des épisodes allant des Thermopyles (480 avant J.-C.) à l’acharnement des combattants kurdes à défendre la ville de Kobané en 2015. Sous de multiples cieux, il s’est toujours trouvé des hommes pour considérer qu’il valait la peine de donner sa vie pour une cause qui les dépassait. On trouvera chez tous ces combattants de l’honneur la grandeur d’âme exhalée par le grand souffle de l’Histoire.

Jean-Christophe Buisson & Jean Sévillia (sous la direction de), Le dernier carré, Perrin, 2021, 383 pages, 21 €

L’extrait : « … si les Anglais ont pratiqué une politique de refoulement global des Amérindiens,  en les condamnant toujours à l’exil, et en les traitant comme des peuples résiduels et vaincus, il n’en a pas été de même avec les Français, qui établirent avec eux de tout autres rapports. » (p. 104)