ASIN : B09HHWCF2Z Éditeur : TALLANDIER Date de publication : 13 janvier 2022 Langue : Français Nombre de pages : 368 pages ISBN-13 : 979-1021038875 Poids de l’article : 474 g
L’état de paix sur le territoire national ne saurait occulter le fait que, depuis 1961, la France a mené dix-neuf guerres à l’extérieur, essentiellement sur le continent africain. Ancien officier, Michel Goya relate la plupart d’entre elles, les guerres contre les islamistes, au Sahel et au Proche-Orient, étant les plus récentes. Figurent ici des guerres asymétriques conduites contre des combattants décidés et valeureux, dédaignant la mort, chose que nos démocraties aseptisées ne sont plus aptes à comprendre. Au fil des pages, l’auteur décrit un outil militaire certes performant, mais de plus en plus fragile, en particulier par la faute des pouvoirs successifs qui ont constamment rogné sur le budget des Armées (jusqu’à ce que la guerre entre la Russie et l’Ukraine fasse prendre conscience que l’Europe n’est pas à l’abri d’une conflagration générale).
Michel Goya, Le temps des guépards, Tallandier, 2022, 366 pages, 21.90 €
L’extrait : « Au total, depuis la fin de la guerre d’Algérie, la France a mené 32 opérations militaires importantes, c’est-à-dire ayant au moins impliqué 1 000 soldats français ou de moindre volume mais ayant engagé des combats et occasionné des pertes. » (p. 301)
Éditeur : Perrin (25 mai 2023) Langue : Français Broché : 300 pages ISBN-10 : 2262105103 ISBN-13 : 978-2262105105 Poids de l’article : 330 g Dimensions : 13.7 x 2.5 x 20.2 cm
Il est difficile de se faire une idée de ce qu’il se passe actuellement en Ukraine. Les Ukrainiens vont-ils parvenir à réoccuper les oblasts de Donetsk et de Louhansk ? Quant à l’armée russe, va-t-elle réussir à parer la contre-offensive ukrainienne, peut-être à repasser à l’offensive ? Quelles sont les pertes des uns et des autres ? etc. Bref, nous sommes dans le brouillard et les médias ne font rien pour nous éclairer de façon satisfaisante. Par exemple, il y a un gouffre entre les analyses dispensées par un Xavier Moreau (pro-russe) de celles délivrés par Xavier Tytelman (pro-ukrainien). L’ours et le renard, écrit par deux spécialistes, tombe à point nommé pour que l’on se fasse l’idée la moins inexacte du conflit. Les auteurs, qui s’intéressent essentiellement à l’aspect purement militaire du conflit, concluent qu’à l’heure actuelle bien malin est celui capable de dire qui, à la longue, l’emportera et il n’est pas impossible que le front se fige pour un certain temps, les adversaires étant englués dans leurs difficultés respectives.
Michel Goya & Jean Lopez, L’ours et le renard, Perrin, 2023, 346 pages, 21 €
L’extrait : « Si la plupart des Occidentaux se préparent à une confrontation avec la Russie beaucoup plus sérieuse qu’auparavant, ils ne pensent certainement pas se retrouver face à une guerre de cette ampleur. » (p. 124)
ASIN : B08C47KGCS Éditeur : TALLANDIER (5 novembre 2020) Langue : Français Poche : 320 pages ISBN-13 : 979-1021046214 Poids de l’article : 300 g Dimensions : 12 x 2 x 18 cm
En Europe et en France, à force de célébrer la paix, on en vient à oublier le sacrifice des soldats français, principaux artisans de la victoire. Car, si nos aïeux se sont tant battus, c’est d’abord parce qu’ils entendaient bouter l’ennemi hors du pays et sortir victorieux du conflit. La victoire d’abord, la paix ensuite. L’auteur insiste sur le fait que la France est en 1918 la principale puissance militaire de la coalition qui a vaincu l’Allemagne impériale. Elle réussit le tour de force d’équiper plusieurs armées, dont la jeune armée américaine. La dernière partie de l’ouvrage porte sur deux questions qui vont peser lourd sur la suite des événements. Fallait-il envahir l’Allemagne pour couper court au mythe du coup de poignard dans le dos, prétexte d’une propagande qui sera soigneusement orchestrée par les nazis ? Et pourquoi avoir si vite désarmé et s’être reposé sur ses lauriers ?
Michel Goya, Les vainqueurs, Tallandier, 2018, 342 pages, 21.50 €
L’extrait : « Sur terre, l’armée française a détrôné l’armée allemande en 1918 comme puissance militaire après avoir contribué majoritairement à sa défaite. » (p. 9)
Broché: 266 pages Editeur : TALLANDIER (9 janvier 2014) Collection : CONTEMPO. Langue : Français ISBN-13: 979-1021004306 ASIN: B00EU77CMS Dimensions : 21,4 x 14,6 x 2,6 cm
Sous le feu
Ancien officier d’active de l’Armée française, Michel Goya est devenu un spécialiste reconnu des armées d’aujourd’hui. Fort de son expérience de terrain, s’appuyant aussi bien sur le témoignage des Poilus de 1914-1918 que sur celui de soldats venant de vivre des conflits contemporains (Irak, Afghanistan…), il se penche sur le comportement du simple soldat. Les guerres modernes peuvent être considérées comme des sortes de laboratoire à visée anthropologique. « Le but de ce livre, écrit l’auteur (p. 19), est d’accompagner le combattant dans cet univers afin d’essayer de comprendre les phénomènes qui s’y déroulent ». L’étude de Michel Goya rejoint celles dont les historiens anglo-saxons se sont fait une spécialité à l’instar de John Keegan qui, dans Anatomie de la bataille, décrit l’univers du soldat au sein de la mêlée : un monde clos à tel point que le combattant ignore pratiquement tout du déroulement de la bataille. La plume alerte de Michel Goya et la densité de son propos donnent au sujet une perspective nouvelle. Le lecteur apprendra ainsi qu’à la guerre l’énorme majorité des hommes ne fait rien d’autre que suivre. Beaucoup ne font même pas le coup de feu ; seule une poignée, ceux dont l’esprit se conforme le plus facilement à l’atmosphère du combat, se bat véritablement. Ainsi, durant la guerre de Corée (1950-1953), la moitié des pilotes américains n’a jamais ouvert le feu sur un appareil ennemi. De même les pertes et dommages occasionnés à l’ennemi sont généralement le fait d’une minorité d’individus. Sur les 20 000 pilotes d’avions de chasse du III° Reich, seul un groupe de 500 d’entre eux a obtenu la moitié des victoires aériennes. En revanche, si la peur de tuer est un puissant inhibiteur, « l’expérience de la guerre réduit la peur de mourir alors que cette d’être mutilé physiquement et psychologiquement augmente » (p. 52). Cela dit, l’énorme majorité de la troupe, si elle n’adopte pas une conduite héroïque, obéit aux ordres et tient à faire son devoir. Le fait de se comporter honorablement et de ne pas laisser tomber les camarades est un puissant facteur de cohésion parmi la troupe. En revanche, la ferveur patriotique n’apparaît pas fondamentale.
Comment les hommes se comportent-ils devant l’extrême danger ? Plus qu’un énième ouvrage sur la guerre, Sous le feu est à considérer comme un ouvrage d’ethnologie. En quelques pages bien senties, l’étude de Michel Goya dit beaucoup de la façon dont l’individu appréhende la guerre, temps souvent banalement ennuyeux et rarement héroïque. Aujourd’hui, alors que les armées sont devenues professionnelles, la mort est bel et bien devenue une « hypothèse de travail » (sous-titre du livre).
Michel Goya, Sous le feu : La mort comme hypothèse de travail, Tallandier, 2014, 267 pages, 20.90 €
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