Marmont

Broché : 300 pages
Editeur : Perrin (7 juin 2018)
Collection : Perrin biographie
Langue : Français
ISBN-10 : 2262068054
ISBN-13 : 978-2262068059
Dimensions : 14,2 x 3 x 21,1 cm

 Marmont

 

Le maréchal Marmont fait partie des personnages sombres de notre histoire, un judas devant tout à celui qui l’avait élevé au faîte du pouvoir, Napoléon Ier. Le vocabulaire s’est d’ailleurs enrichi d’un nouveau mot, une ragusade étant le synonyme d’une trahison. Celle de Marmont, duc de Raguse (aujourd’hui Dubrovnik), date du printemps 1814, lorsqu’il livre à l’ennemi son corps d’armée et prend sur lui d’entamer des pourparlers avec l’envahisseur qui se trouve aux portes de Paris. Dans cette biographie qui se lit comme un roman, Franck Favier ne juge pas, se contentant de narrer le conflit intérieur d’un militaire qui ne voyait plus d’issue à la lutte perpétuelle de la Grande Nation contre le reste de l’Europe. Marmont a été marqué par la fatalité, endossant un habit trop grand pour lui. S’il ne mérite pas les opprobres dont le XIX° siècle l’a couvert, son aigreur et son ressentiment  à l’encontre de l’Empereur ont autant nui à sa cause que ses faiblesses.

Franck Favier, Marmont. Le maudit, Perrin, 2018, 361 pages, 23€

L’extrait : « Si on ne peut reprocher au maréchal la capitulation de Paris, la convention secrète échangée le 4 avril est contraire à l’honneur, à l’amitié, même faite pour sauver la patrie. » (p. 191)

 

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Les Sentinelles d’humanité

Broché : 300 pages
Editeur : Desclée De Brouwer (8 janvier 2020)
Collection : DDB.PHILOSOPHIE
Langue : Français
ISBN-10 : 2220096548
ISBN-13 : 978-2220096544
Dimensions : 14 x 1,9 x 21 cm

 Les Sentinelles d’humanité

 

A travers le filtre de cette « philosophie de l’héroïsme et de la sainteté », l’auteur se demande ce que les saints et héros ont à dire à notre époque, la façon dont ils sont perçus et ainsi de suite. Autant dire que les figures du saint et du héros d’autrefois ne sont plus celles que notre époque honore. Il n’est même pas certain que les héros d’hier conservent quelque signification pour nos contemporains, blasés et lessivés qu’ils sont par un bourrage de crâne renversant toutes les valeurs. Sur le marché contemporain, le saint ne pèse pas lourd, bien moins en tout cas que le sportif ou le chanteur à succès.  Chez les saints et les héros – mais aussi chez un colonel Beltrame -, ce qui domine ce sont des valeurs comme l’oubli de soi, la parole donnée, la fidélité, le sacrifice poussé à son paroxysme. Au bout du chemin, c’est la mort, parfois l’oubli, qui les attendent. Au terme d’une réflexion poussant ses pointes dans de multiples directions, l’auteur se demande si notre temps est capable d’engendrer une sainte Thérèse d’Avila ou un général de Gaulle, tant « l’intempestivité du héros et du saint semble plus grande que jamais » (p. 124) Notre monde secrète une haine du héros et du saint qui tient à la place prééminente du « moi despote de nos contemporains ».

Robert Redeker, Les Sentinelles d’humanité, Desclée de Brouwer, 2019, 287 pages, 19.90 €

L’extrait : « Le faux héros gagne, accumule, le héros et le saint se précipitent vers la perte. » (p. 99)

 

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La famille royale au Temple

Broché : 500 pages
Editeur : Perrin (16 août 2018)
Langue : Français
ISBN-10 : 2262070822
ISBN-13 : 978-2262070823
Dimensions : 15,6 x 3,1 x 24,1 cm

 La famille royale au Temple

 

Pour un peu, on pourrait dire : La famille royale au Temple, c’est de la petite histoire. Or,  l’auteur prouve le contraire. Lorsque ce qu’on appelle de la petite histoire se trouve à la conjonction des tensions du formidable mouvement historique qu’a été la Révolution de 89, cela devient de la grande histoire. D’emblé Charles-Eloi Vial prévient le lecteur de la portée symbolique de l’enfermement de la famille royale au Temple : « L’emprisonnement du roi et de sa famille incarne parfaitement cette montée aux extrêmes de 1792, où la révolution « bourgeoise » de 1789, portée par les élites éclairées du Tiers, de la noblesse et du clergé progressiste, fut progressivement submergée par la masse populaire […] » (p. 18) Le récit décrit tour à tour les conditions de vie déplorables dans laquelle vécut la famille royale, la vie quotidienne au sein de sa prison, la suspicion quasi-pathologique des gardiens, le procès du couple royal… La famille royale au Temple donne à voir la France divisée de ce temps-là. A travers cet emprisonnement ce qui était donné à voir, en ses prémisses, c’était la fracture séculaire qui allait diviser les Français à propos de la Révolution, version très politique de qu’Emile Poulat appelait « la guerre des deux France ».

Charles-Eloi Vial, La famille royale au Temple, Perrin, 2018, 440 pages, 25€

L’extrait : « Voulu comme le symbole de la déchéance de Louis XVI, le Temple a au contraire servi de point de ralliement à ses défenseurs. Le martyre interminable de la famille royale constituait sans doute la pire façon de mettre fin à une monarchie multiséculaire. » (p. 348)

 

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Décroissance ou toujours plus ?

Broché : 204 pages
Editeur : Pierre-Guillaume de Roux Editions (5 avril 2018)
Collection : PGDR EDITIONS
Langue : Français
ISBN-10 : 2363712374
ISBN-13 : 978-2363712370
Dimensions : 14 x 1,7 x 22,5 cm

 Décroissance ou toujours plus ?

 

Les dégâts infligés à notre planète sont si graves qu’il est plus urgent que jamais de réfléchir à l’avenir de notre espèce. Qu’en donc se débarrassera-t-on une bonne fois pour toutes de ce court-termisme mortifère ? Les hommes sont tellement gavés de croissance qu’ils n’arrivent pas à imaginer une autre suite à leur histoire que celle consistant à vouloir toujours plus. Pour éviter d’avoir à utiliser le mot de décroissance, un mot qui fait peur ou qui chagrine, on a inventé un oxymore : la croissance verte ou la croissance durable. Le gros problème de cette fameuse croissance verte, que l’on tait à longueur de journée, c’est que pour faire du propre il faut souvent faire du sale, l’exemple le plus visible étant les éoliennes. Halte au feu, la planète n’en peut plus ! C’est la raison pour laquelle Alain de Benoist privilégie la piste de la décroissance, la seule, face au massacre de la nature et à l’épuisement des ressources naturelles, est en mesure de nous tirer de l’ornière. Et, poursuit-il, « de répondre à la crise du sens que traversent des sociétés industrialisés ayant perdu tout repère. » (p. 33)

Alain de Benoist, Décroissance ou toujours plus ?, Pierre-Guillaume de Roux, 2018, 205 pages, 23.90€

L’extrait : « La cause fondamentale des problèmes écologiques n’est ni économique ni technique, mais fondamentalement politique et surtout idéologique. » (p. 22)

 

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La guerre des intelligences

Broché : 250 pages
Editeur : JC Lattès (4 octobre 2017)
Collection : Essais et documents
Langue : Français
ISBN-10 : 2709660849
ISBN-13 : 978-2709660846
Dimensions : 22,5 x 2,7 x 14 cm

 La guerre des intelligences

 

Pour Laurent Alexandre, il ne fait pas de doute que l’on ne pourra échapper au développement rapide et inéluctable de l’intelligence artificielle. On se fera une petite idée du basculement qui risque de s’opérer quand on songe que vers la fin du XXI° siècle il est possible que les machines aient conscience de n’être… que des machines. Ce serait une révolution majeure. Le but de Laurent Alexandre est de faire prendre conscience du changement de civilisation qui va arriver. D’après lui, il ne faut pas s’en effrayer. Tout au moins nous faut-il prendre conscience de la place grandissante de l’intelligence artificielle dans nos vies. Pour l’auteur, si l’homme veut rester concurrentiel, il lui faut dompter l’intelligence artificielle, s’en servir afin de toujours conserver un temps d’avance. Il imagine par exemple l’appoint de l’IA en matière d’éducation. Pourquoi ne pas s’en servir pour doper notre intelligence et augmenter notre QI ? Ce disant, l’auteur laisse entrevoir les bouleversements moraux et éthiques qui vont advenir. Que deviendront ceux qui refusent de booster leur QI en augmentant leurs capacités par des puces ou des connexions ? Si l’auteur demeure serein, il y a de quoi effrayer ceux qui estiment proche la venue du « meilleurs des mondes ».

Laurent Alexandre, La guerre des intelligences, J.-C. Lattès, 2017, 339 pages, 20.90€

L’extrait : « Dans les livres d’histoire, le XX° siècle fera figure de période assez calme et terne – quoique pleine de bruit et de fureur – comparée au siècle suivant. Une simple période vers une période d’accélération qui va laisser l’humanité clouée sur son siège. » (p.14)

 

 

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Joe Kennedy

Broché : 400 pages
Editeur : Perrin (7 juin 2018)
Langue : Français
ISBN-10 : 2262044511
ISBN-13 : 978-2262044510
Dimensions : 14,1 x 3,1 x 21,1 cm

Joe Kennedy

 

L’histoire de Joseph Kennedy, père entre autres du Président John Fitzgerald, a tout de la fabuleuse histoire des self made men propre aux Etats-Unis d’Amérique, l’aventure d’immigrants irlandais partis de rien et qui, en trois courtes générations, vont devenir riches et puissants. Tour à tour financier, producteur à Hollywood, ambassadeur en Grande-Bretagne, Joe Kennedy ne tarde pas à monter à toute vitesse l’échelle de la réussite. Pour ce faire, il ne regarde pas trop à la manière, n’hésitant pas à traficoter avec la Mafia, à tromper et à trahir ses interlocuteurs pour le bien-fondé de ses intérêts… Père d’une famille nombreuse, patriarche que nul ne doit s’aviser de contester, sa vie ressemble à un tourbillon. Engagé dans de nombreuses affaires, additionnant les conquêtes féminines, son faramineux succès lui donne des ambitions politiques. Bien qu’ayant peu de convictions, il alterne ses préférences politiques au gré de ses intérêts. Il ne compta pas pour rien dans la victoire de son fils Jack (JFK) à la présidence de la première puissance mondiale. Mais, on le sait, la Roche tarpéienne est proche du Capitole. En même temps qu’il accumule les succès, ou ceux de ses proches, une sorte de malédiction frappe la famille Kennedy, la moitié de sa progéniture disparaissant précocement, dans des accidents ou des attentats. Une biographie passionnante.

Georges Ayache, Joe Kennedy, Perrin, 2018, 400 pages, 23.50€

L’extrait : “Joe ne se contenta pas d’être un arriviste cynique, plus entreprenant, mais aussi plus affligé de défauts que bien d’autres. Il vira démiurge, jouant avec le destin jusqu’à rêver de le forcer, tout comme tenteraient de le faire plus tard, pour leur malheur, ses trois fils aînés. » (p. 11)

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Comment notre monde a cessé d’être chrétien

Broché : 288 pages
Editeur : Le Seuil (1 février 2018)
Collection : La Couleur des idées
Langue : Français
ISBN-10 : 2021021297
ISBN-13 : 978-2021021295
Dimensions : 14,1 x 2 x 20,6 cm

 Comment notre monde a cessé d’être chrétien

 

Du concile Vatican II et de ses suites, il ne pouvait, jusqu’à présent, s’agir que d’un monde en blanc ou en noir. Conciliaire, on ne trouvait au concile et à ses suites que des mérites ; traditionaliste, on jugeait avec mépris ses imprudences. En historien et en sociologue, Guillaume Cuchet donne du concile une nouvelle approche. Autant il juge qu’il a été nécessaire, autant il pense que l’analyse de ses fruits a été biaisée. Dans une première partie, l’auteur dresse l’état de l’Eglise dans la France de l’après-guerre à partir de l’enquête sociologique réalisée par le chanoine Fernand Boulard ; le taux de pratique se situe alors autour de 45 %. 1965, l’année de la dernière session du concile, marque selon l’auteur le début de l’effondrement dans lequel l’Eglise se débat encore. Au-delà des dates et du constat, ce qui attire l’attention dans le livre de G. Cuchet est l’examen qu’il fait des causes de la rupture. Insistons : chez lui, pas de critique quant à la nécessité du concile ainsi qu’à l’égard des textes. Ce sont plutôt les facteurs psychologiques qui ont joué. Avec un niveau d’exigence orienté à la baisse, une mise en sourdine de la pastorale des fins dernières et la désinstallation d’un système séculaire, le contrecoup allait être inéluctable. Comme l’écrit l’auteur, « la sortie de la culture de la pratique obligatoire sous peine de péché mortel a joué un rôle capital » (p. 213)

Guillaume Cuchet, Comment notre monde a cessé d’être chrétien, Seuil, 2018, 283 pages, 21€

L’extrait : « J’aurais tendance à dire personnellement que le concile a non pas provoqué la rupture (en ce sens qu’elle n’aurait pas eu lieu sans lui), mais qu’il l’a déclenchée tout en lui donnant une intensité particulière. » (p. 272)

 

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