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Biographies Recensions

Marlène Dietrich. La scandaleuse de Berlin

Poids de l’article : 480 g
Broché : 380 pages
ISBN-13 : 978-2262049546
Éditeur : Perrin (21 février 2019)
Langue : Français
Dimensions : 14.2 x 3 x 21.1 cm

Si comparaison n’est pas raison, il est difficile, en lisant cette vie de Marlène Dietrich de ne pas faire le rapprochement avec les actrices modernes, lesquelles sont parfois aussi connues pour égérie de telle ou telle marque de haute couture que par leur personnalité et leur style de vie. Au contraire, la vie de celle que Jean-Paul Bled appelle « la scandaleuse de Berlin » est aussi heurtée et chaotique qu’il est possible ; elle répond au caractère d’une femme qui jamais ne s’en est laissée compter. Femme à la plastique superbe, remarquable actrice, chanteuse à succès… mais aussi mère médiocre, épouse volage au caractère difficile. Bref, une vie alternant les hauts et les bas, ce qui rend le personnage attachant et donne du punch au livre de J.-P. Bled. A côté d’une femme forte, l’auteur dit aussi la fragilité d’une personne tirée à hue et à dia par deux cultures : celle de sa patrie d’origine, l’Allemagne, et une autre, plus cosmopolite, mâtinée par l’influence de la culture américaine, son cinéma en tête.

Jean-Paul Bled, Marlène Dietrich. La scandaleuse de Berlin, Perrin, 2019, 350 pages, 24€

L’extrait : « Il est une autre lueur dans cette grisaille : la passion portée par Marlène à la langue française et, à travers elle, à la France. » (p. 15)

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Actualités Recensions

La malédiction de la droite

Broché : 416 pages
Editeur : Perrin (7 novembre 2019)
Langue : Français
ISBN-10 : 2262077193
ISBN-13 : 978-2262077198
Dimensions : 15,1 x 3,6 x 22,6 cm

Sous-titré « 60 ans de rendez-vous manqués », le livre de Guillaume Tabard relate l’histoire d’une famille politique qui, non seulement ne s’aime pas, mais donne trop souvent l’impression de ne pas avoir d’idées directrices et de trahir ses électeurs. En dix-neuf chapitres, qui sont autant de dates (du 3 novembre 1959, lorsque de Gaulle chasse Pinay du gouvernement au 26 mai 2019, date du pari perdu de Laurent Wauquiez aux Européennes), Guillaume Tabard dresse magistralement les échecs et reniements d’une droite qui, finalement, ne s’est jamais remise, premièrement, de l’emprise idéologique d’une gauche incarnant le camp du bien et, deuxièmement, de Vichy. Souvent majoritaire en terme de voix, la droite républicaine est toujours parvenu à décevoir à ses électeurs, à trahir ses engagements, à susciter des bagarres entre ses chefs. Aujourd’hui encore, alors même que le pays penche à droite, elle réussit l’exploit de saborder aussi bien ses convictions que les efforts mis à se reconstruire.

Guillaume Tabard, La malédiction de la droite, Perrin, 2019, 470 pages, 24€

 

L’extrait : « …tout comme l’union de la gauche a conduit le PCF de bataillons entiers au profit du PS, la mise au ban du FN a produit l’effet inverse de lui adjoindre des troupes qui constituaient le socle classique de la droite. » (p. 316)

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Histoire Recensions

De Gaulle et les Grands

Broché : 432 pages
Editeur : Perrin (5 mars 2020)
Langue : Français
ISBN-10 : 226208002X
ISBN-13 : 978-2262080020
Dimensions : 14,2 x 3,1 x 21,1 cm

Cet ouvrage, qui raconte les relations entretenues entre 1940 et 1970 par le général de Gaulle avec les Grands de ce monde, de Churchill à Mao, est tout bonnement passionnant. Les liens tissés entre de Gaulle et les hommes d’Etat de l’époque ont connu des fortunes diverses. Ces rapports ont été commandés par une idée dont le Général ne s’est jamais départi. Dominaient de façon impérieuse chez le fondateur de la V° République la conviction qu’une politique digne de ce nom devait être subordonnée à la grandeur et à la dignité de la nation. Ce qui inspirait cette conduite devait beaucoup à la connaissance très pointue chez de Gaulle de l’histoire de notre pays. L’autre vérité, c’était que si idéologies et les régimes passaient, les peuples, eux, conservaient leur identité propre, leur génie, des capacités susceptibles de transcender le présent pour s’inscrire dans la longue durée. De là l’idée du rapprochement avec l’Allemagne ou l’évidence que derrière le communisme, forcément transitoire, il y avait d’abord et surtout la Russie, son peuple, son histoire, sa culture.

Eric Branca, De Gaulle et les Grands, Perrin, 2020, 425 pages, 23€

 

L’extrait : « Mieux vaut, à ses yeux, perdre la partie et la vie en se battant jusqu’au bout […] que survivre sans gloire quand l’essentiel est en cause. » (p. 27)

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Histoire Recensions

Lénine, l’inventeur du totalitarisme

Broché : 450 pages
Editeur : Perrin (28 septembre 2017)
Langue : Français
ISBN-10 : 2262065373
ISBN-13 : 978-2262065379
Dimensions : 15,4 x 3,4 x 24,1 cm

Il était temps que toute la vérité sur Lénine fût rétablie, ce que fait avec brio Stéphane Courtois, l’un de nos meilleurs historiens du communisme. Son Lénine est une véritable bouffée d’oxygène, un livre à prendre au premier degré, une sorte de programme à appliquer d’urgence… quand on sait qu’il existe dans la France de 2018 des avenues et des stades Lénine. En retraçant la vie de Lénine, l’auteur dévoile un être cruel, sans pitié, cynique, animé d’une seule passion : s’emparer du pouvoir et le conserver. L’itinéraire politique de Lénine est une chose, sa personnalité une autre. S’il est un leader charismatique, il est très tôt dépeint comme « un égocrate développant une vision mégalomaniaque, assis sur une vision paranoïaque du monde divisé entre amis et ennemis, légitimant la violence… » (p. 218) Au fond, Lénine a aimé l’humanité à la façon de Marat : pour faire le bonheur d’une minorité, il était prêt à exterminer le reste de l’humanité par le fer et le feu.

Stéphane Courtois, Lénine, l’inventeur du totalitarisme, Perrin, 2017, 497 pages, 25€

 

L’extrait : « Des trois grandes passions de Lénine, une seule avait abouti : la passion révolutionnaire de la destruction de la société. » (p. 436)

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Histoire Recensions

Koursk 1943

Broché : 336 pages
Editeur : Perrin (1 mars 2018)
Collection : Domaine étranger
Langue : Français
ISBN-10 : 2262071217
ISBN-13 : 978-2262071219
Dimensions : 15,4 x 2,7 x 21,5 cm

Tout un pan de l’historiographie contemporaine a déjà revisité cette gigantesque confrontation. Jusqu’à ces années passées régnaient deux discours. Côté soviétique était poussé un chant de victoire, la stratégie mise au point par la Stavka (le GQG de l’Armée rouge) était considérée comme la plus à même de briser l’échine de la Wehrmacht. Son de cloche assez similaire en Occident où l’on pensait comme suicidaire l’idée d’Hitler d’attaquer du fort au fort. Le résultat de la bataille semblait donner raison à ces appréciations puisqu’à partir de l’été 43 l’Armée allemande perd définitivement l’initiative sur le front russe. Roman Töppel dresse un bilan plus mesuré du gigantesque affrontement qu’a été la bataille de Koursk. Incontestable victoire stratégique soviétique, la bataille montra une fois de plus les qualités opérationnelles et manœuvrières de l’Armée allemande. Le total des pertes est accablant pour l’Armée rouge qui, pour un char allemand détruit, en perdait cinq ou six. Bataille mythique mais non décisive, Koursk apparaît comme le modèle de la bataille dite d’attrition. A ce jeu-là, l’Allemagne ne pouvait pas sortir vainqueur.

Roman Töppel, Koursk 1943, Perrin, 2018, 303 pages, 21 €

 

L’extrait : « A force de vouloir démolir le « mythe de la Wehrmacht », entreprise qui fut salutaire, l’on a fini par oublier ce qui faisait l’étonnante efficacité de l’armée du Troisième Reich ». (J. Lopez, introduction, p. 11)

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Histoire Recensions

La véritable histoire des douze Césars

Broché : 416 pages
Editeur : Perrin (5 septembre 2019)
Langue : Français
ISBN-10 : 2262074380
ISBN-13 : 978-2262074388
Dimensions : 14,2 x 3,5 x 21,1 cm

Marchant sur les pas de Suétone, Virginie Girod revisite l’histoire des premiers empereurs romains. Ce travail de rafraîchissement rend plus actuelle cette histoire de pouvoir qui se déroule sur un siècle dans ce qui constitue le cœur de ce fabuleux Empire romain, quasiment au zénith de sa puissance. Les douze portraits d’empereurs, d’Auguste à Domitien, nous plongent dans la Rome de la lutte et de la conservation du pouvoir, une Rome cruelle où la vie des puissants demeure sans cesse à la merci de coups bas et de trahisons. Le style nerveux de l’auteur rend cette galerie de portraits très actuels. La véritable histoire des douze Césars peut se lire comme une réflexion sur le pouvoir. La lutte acharnée pour sa conquête et le destin de chacun de ces douze empereurs montre la véracité du dicton selon lequel la Roche Tarpéienne est proche du Capitole. Au final, Virginie Girod donne à voir, autant qu’à lire, une Rome de sexe et de sang.

Virginie Girod, La véritable histoire des douze Césars, Perrin, 2019, 413 pages, 24 €

 

L’extrait : « L’empereur se trouve à une place intermédiaire entre les hommes et les dieux. Comment garder les pieds sur terre dans cet espace symbolique où personne ne peut vous rejoindre ? » (p. 14)

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Histoire Recensions

Histoire économique de Vichy

Broché : 500 pages
Editeur : Perrin (7 septembre 2017)
Langue : Français
ISBN-10 : 2262035652
ISBN-13 : 978-2262035655
Dimensions : 15,5 x 3 x 24 cm

Il est un aspect de l’Etat français (1940-1944) qui a été peu évoqué jusqu’à présent, il s’agit de la vie économique. Ce manque vient d’être comblé par une équipe de trois jeunes historiens, auteurs de cette excellente étude. Comme l’écrivent les auteurs, « la collaboration économique […] a servi les intérêts de l’Allemagne nazie, sous couvert de bien maigres contreparties. » (p. 115). Ce que l’on savait moins, sans totalement l’ignorer, les trois auteurs l’évoquent à satiété : une certaine forme de revanche idéologique prise par les tenants de l’ordre ancien sur la France du Front populaire, la spoliation des entreprises et des biens détenus par les Français de confession juive… Les auteurs ne versent pas dans le manichéisme. Leur typologie des collaborations est éclairante qui distingue le collaborationnisme économique, la collaboration-profit et la collaboration-survie. De même précisent-ils qu’à Vichy il y avait tout un monde entre les tenants de la France rurale traditionnelle, que l’Etat français voulait remettre sur le devant de la scène, des jeunes loups de la finance et de l’économie qui ont su prendre des décisions qui durent encore (le P-D. G date de l’époque).

Fabrice Grenard, Florent Le Bot, Cédric Perrin, Histoire économique de Vichy, Perrin, 2017, 440 pages, 27 €

L’extrait : « La collaboration économique a servi les intérêts de l’Allemagne nazie sous couvert de bien maigres contreparties. » (p. 115)

 

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Biographies Recensions

Raspoutine

Broché : 352 pages
Editeur : Perrin (3 novembre 2016)
Collection : Biographie
Langue : Français
ISBN-10 : 2262040656
ISBN-13 : 978-2262040659
Dimensions : 14,1 x 3 x 21,1 cm

Longue barbe hirsute, regard magnétique, tout habillé de noir, Raspoutine incarnait l’image du mal, la représentation vivante d’un démon qui allait entraîner les Romanov dans sa chute, un régime vieux de trois siècles. Le livre d’Alexandre Sumpf ne ressemble en rien à une biographie classique. Certes, l’auteur parsème son récit d’éléments biographiques mais ces derniers comptent moins que ce que la légende et les arts, en particulier le cinéma, ont dit de Raspoutine. Il ne convient pas d’attribuer à Raspoutine un rôle plus important qu’il n’était dans la déréliction du régime impérial. Certes, Raspoutine exacerba le mysticisme de l’impératrice Alexandra et coupa un peu plus Nicolas II des réalités mais si le régime est tombé aussi facilement, c’est que le ver était dans le fruit depuis longtemps, bien avant que Raspoutine exerçât quelque influence. Il n’en reste pas moins que dans cette atmosphère de fin d’un monde que sont les dernières années du régime tsariste, Raspoutine se voit comme un homme béni par Dieu de façon particulière (p. 111).

Alexandre Sumpf, Raspoutine, Perrin, 2016, 343 pages, 23€

L’extrait : « Au terme de quatre-vingts ans de représentation à l’écran, Raspoutine a donc fini par figurer le mal absolu, entre satanisme et magie noire… » (p. 299)

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Biographies Recensions

Sophie de Habsbourg

Broché : 250 pages
Editeur : Perrin (25 janvier 2018)
Collection : Perrin biographie
Langue : Français
ISBN-10 : 226206539X
ISBN-13 : 978-2262065393
Dimensions : 14,2 x 2,7 x 21 cm

Dans cette biographie enlevée de Sophie de Habsbourg, on voit à quel point il peut être difficile à un roi, à un empereur, de se dégager des idées de son entourage. Mal mariée, Sophie de Habsbourg, princesse bavaroise d’origine, eut tôt fait de reporter son ambition sur l’aîné de ses fils, François-Joseph, destiné à avoir un très long règne. Réactionnaire, sensible aussi bien à l’idée nationale qu’à la démocratie, Sophie n’eut de cesse de mettre en avant la sauvegarde des monarchies autoritaires. Pour elle, les nations ne comptaient guère ; ce qui primait c’était l’idée que le pouvoir monarchique devait l’emporter et que s’il avait été battu en brèche il fallait avant tout le restaurer. Chez l’impératrice douairière, c’était plus qu’un souci : une obsession. Quant à Sissi, belle-fille de Sophie, Jean-Paul Bled est assez critique à son égard. On a fait de Sissi, écrit-il, une princesse moderne, « une sorte d’ancêtre de lady Diana » (p. 270). C’est oublier un peu vite qu’une impératrice, une reine ou une princesse ne s’appartiennent pas parce que leur devoir est d’incarner une idée et un principe qui dépassent de très loin leur personne.

Jean-Paul Bled, Sophie de Habsbourg, Perrin, 2018, 303 pages, 23 €

L’extrait : « Tout l’engagement de Sophie est précisément dicté par une haute conception  du principe monarchique jusqu’à son propre détriment. » (p. 268)

 

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Histoire Recensions

Churchill et la France

Broché : 576 pages
Editeur : Perrin (12 janvier 2017)
Collection : Hors collection
Langue : Français
ISBN-10 : 2262033242
ISBN-13 : 978-2262033248
Dimensions : 15,4 x 3,3 x 24 cm

Anglophile et auteur d’une fameuse biographie de Lawrence d’Arabie, Christian Destremeau récidive dans l’excellence avec ce Churchill et la France. Les deux guerres mondiales jouent un rôle majeur dans cette histoire mouvementée et parfois un peu fantasque. […] Si Churchill eut parfois des mots durs à l’encontre des dirigeants français, il conserva toute sa vie un véritable attachement à la France, à preuve ses fréquents passages dans la capitale, son amour pour la langue de Molière – qu’il malmenait ! -, son attachement au terroir français, sa cuisine… ses vins et ses alcools… L’auteur semble éprouver une sympathie sans bornes pour l’ancien Premier Ministre britannique. Comment ne pas le comprendre ? Les gaffes, bourdes et erreurs de Churchill furent toujours rachetées par sa bonhommie, son humour potache et ses faiblesses, faiblesses d’autant plus facilement pardonnées qu’elles font partie du personnage à part entière, comme son amour pour les cigares et le whisky. Les aléas de la cohabitation franco-britannique n’y ont rien changé : Churchill a toujours bénéficié en France d’un capital inentamé de sympathie. Le livre de C. Destremeau ne le fera pas chuter, bien au contraire !

Christian Destremeau, Churchill et la France, Perrin, 2017, 404 pages, 24 €

L’extrait : « Il a choisi la familiarité et la proximité, voire le comique de bas étage, qui éclairent un peu sa vision des Français : un peuple doué, éminemment sympathique, mais manquant de maturité et qu’il faut guider dans le droit chemin. » (p. 11)