Catégories
Portraits Recensions

Isabelle de France

Broché : 380 pages
ISBN-10 : 2262077223
ISBN-13 : 978-2262077228
Éditeur : Perrin (20 août 2020)
Langue : Français
Dimensions : 14.1 x 3.5 x 21 cm

Alors que la France et l’Angleterre ont été durant des siècles d’irréconciliables ennemies, on peine à considérer combien, en plein Moyen Age, ces deux nations avaient des liens étroits. A la Cour d’Angleterre, les nobles parlaient français et nombreux étaient ceux qui avaient un pied sur le sol des deux pays. Dans le jeu des alliances matrimoniales, essentiel pour toutes les cours d’Europe, le mariage d’Isabelle, fille de Philippe le Bel, avec le roi Edouard II donne un éclairage particulier aux rapports entre ces deux nations ennemies. Dans cette passionnante biographie, Sophie Brouquet raconte l’histoire d’une jeune femme intelligente, débordante d’ambition, essayant de tirer son épingle du jeu face à un mari incapable d’exercer son autorité. En toile de fond les rapports souvent compliqués et empreints de méfiance entre les cours de France et d’Angleterre ainsi que la traditionnelle limitation (depuis la Grande Charte de 1215) du pouvoir royal par les barons anglais. Une biographie aussi éclairante que captivante.

Sophie Brouquet, Isabelle de France, Perrin, 2020, 426 pages, 23 €

L’extrait : « … cette reine médiévale, ni louve ni putain, est une femme de son temps, une Capétienne exceptionnelle par son intelligence supérieure, sa volonté de fer, mais aussi par son pragmatisme lui permettant de survivre dans un monde de violence et de déchirements politiques. » (p. 358)

Catégories
Portraits Recensions

Les grandes figures de la droite

Broché : 416 pages
ISBN-10 : 2262088101
ISBN-13 : 978-2262088101
Éditeur : Perrin (3 septembre 2020)
Langue : Français
Dimensions : 15.5 x 3.5 x 24 cm

Une vingtaine de contributeurs, réunis par Jean-Christophe Buisson et Guillaume Tabard, racontent les grandes figures de la droite, de 1789 à nos jours, de Rivarol à Nicolas Sarkozy. Les portraits sont enlevés, insistant sur l’originalité de ces différents parcours. Les articles de fin de volume semblent plus parlants ; il ne faut pas s’en étonner car il s’agit de personnages contemporains, évidemment plus familiers que Chateaubriand ou Tocqueville. Etrangement, certains parcours disent beaucoup de ce qui différencie droite et gauche. Les gens de gauche sont tout fiers de se de dire de gauche et jamais il n’aurait idée de mettre leur drapeau dans la poche. Au contraire, appartenir à la droite semble toujours un peu honteux ; « Je suis à droite mais, chut ! Il ne faut pas le dire. » Pour tout dire, on peut sous cet angle s’interroger sur la présence dans le livre de certains politiques qui, bien qu’appartenant théoriquement à la droite, ont appliqué une politique davantage centriste, quand elle n’était pas carrément de gauche.

Jean-Christophe Buisson & Guillaume Tabard (sous la dir. de), Les grandes figures de la droite, Perrin, 2020, 408 pages, 22 €

L’extrait : « Entre de Gaulle et Giscard, il y a toute l’étendue qui sépare la France telle qu’elle se rêve et la France telle qu’elle est. » (p. 358)

Catégories
Histoire Recensions

1940 Vérités et légendes

1940 Verités et légendes
Poids de l’article : 300 g
Broché : 288 pages
ISBN-13 : 978-2262065584
Éditeur : Perrin (11 juin 2020)
Langue : Français
Dimensions : 12 x 2.4 x 19.1 cm

L’habitude de la collection « Vérités & Légendes » est de répondre en quelques pages à des questions très précises. Ici, en l’occurrence et par exemple : Le commandement français était-il à la hauteur ? Fallait-il déclarer Paris ville ouverte ? La Ligne Maginot était-elle une bonne idée ? L’auteur pointe avec finesse et pertinence des éléments dont on a longtemps ignoré la prévalence. Si la France a bien des alliés en 1940, pour l’essentiel elle est seule à porter le poids de la bataille, alignant une centaine de divisions quand la Grande-Bretagne, démilitarisé à l’excès depuis 1918, n’en fournit qu’une dizaine. Une autre question demeure pendante : qu’en a-t-il été du soldat français ? Céline avait-il tort ou raison lorsqu’à propos des événements qui vont de la déclaration de guerre de septembre 1939 à l’attaque allemande du 10 mai 1940 il écrivait : « Neuf mois de belotte, six semaines de course à pied » ? Rémy Porte n’hésite pas à évoquer « la ténacité et le courage des soldats français de 1940. » (p. 148). Mais le plus évident n’est-il pas que 1940 doit se comprendre d’abord comme une défaite intellectuelle ?

Rémy Porte, 1940. Vérités et légendes, Perrin, 2020, 286 pages, 13 €

L’extrait : « Comme de manière presque systématique au début d’un conflit, le danger est d’attribuer à l’ennemi ses propres modes de pensée, ses méthodes de réflexion, ses choix doctrinaux. » (p. 160)

Catégories
Histoire Recensions

De Gaulle et les Grands

Broché : 432 pages
Editeur : Perrin (5 mars 2020)
Langue : Français
ISBN-10 : 226208002X
ISBN-13 : 978-2262080020
Dimensions : 14,2 x 3,1 x 21,1 cm

Cet ouvrage, qui raconte les relations entretenues entre 1940 et 1970 par le général de Gaulle avec les Grands de ce monde, de Churchill à Mao, est tout bonnement passionnant. Les liens tissés entre de Gaulle et les hommes d’Etat de l’époque ont connu des fortunes diverses. Ces rapports ont été commandés par une idée dont le Général ne s’est jamais départi. Dominaient de façon impérieuse chez le fondateur de la V° République la conviction qu’une politique digne de ce nom devait être subordonnée à la grandeur et à la dignité de la nation. Ce qui inspirait cette conduite devait beaucoup à la connaissance très pointue chez de Gaulle de l’histoire de notre pays. L’autre vérité, c’était que si idéologies et les régimes passaient, les peuples, eux, conservaient leur identité propre, leur génie, des capacités susceptibles de transcender le présent pour s’inscrire dans la longue durée. De là l’idée du rapprochement avec l’Allemagne ou l’évidence que derrière le communisme, forcément transitoire, il y avait d’abord et surtout la Russie, son peuple, son histoire, sa culture.

Eric Branca, De Gaulle et les Grands, Perrin, 2020, 425 pages, 23€

 

L’extrait : « Mieux vaut, à ses yeux, perdre la partie et la vie en se battant jusqu’au bout […] que survivre sans gloire quand l’essentiel est en cause. » (p. 27)