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Actualités Recensions

Main basse sur l’Éducation nationale

Éditeur : ‎CERF
Date de publication : ‎21 août 2025
Langue : ‎Français
Nombre de pages‏ : ‎274 pages
ISBN-10 : ‎2204157759
ISBN-13 : ‎978-2204157759
Poids de l’article‏ : ‎320 g
Dimensions‏ : ‎13.6 x 1.9 x 21 cm

« Enquête sur un suicide assisté » dit le sous-titre. Chronique d’un naufrage annoncé et souhaité, pourrait-on ajouter. Comment se fait-il que notre système scolaire, que nombre de pays nous enviaient il y a quelques décennies, soit à ce point exsangue ? Des renoncements successifs, une veulerie généralisée et une longue suite d’expériences pédagogiques hors sol ont conduit à la situation que l’on connaît : l’École est devenue un champ de ruines. Après avoir dressé le constat de trois à quatre décennies d’irresponsabilité galopante, Joachim Le Floch-Imad trace des pistes pour un redressement éventuel. Tout n’est pas perdu, heureusement, mais chaque année qui passe alourdit un peu plus le passif. Les idéologues qui conduisent ce bateau ivre qu’est l’Éducation nationale auront-ils l’humilité nécessaire pour faire place au bon sens, rien n’est moins sûr ?

Joachim Le Floch-Imad, Main basse sur l’Éducation nationale, Cerf, 2025, 267 pages, 20.90 €

L’extrait : « Ces réflexions devraient nous enjoindre à dire non au tout numérique à l’école, en réhabilitant les manuels traditionnels, le papier et l’écriture manuscrite, mais aussi en redécouvrant les merveilles de notre littérature et en combattant la surexposition des mineurs  aux écrans. » (p. 232)

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Recensions Témoignages

Adieu Soulayman

Éditeur‏ : ‎NOUR AL AALAM
Date de publication‏ : ‎29 août 2025
Langue‏ : ‎Français
Nombre de pages‏ : ‎256 pages
ISBN-10 : ‎2488337005
ISBN-13 : ‎978-2488337007
Poids de l’article‏ : ‎318 g

En proie au manque de perspectives, Bruno Guillot se convertit à l’islam à l’âge de 15 ans. Tout l’attire au sein d’une communauté qu’il juge chaleureuse, tellement loin de la froideur des siens. Il croit trouver dans l’islam rigoriste – salafiste – une planche de salut. Toute sa vie s’ordonne désormais autour des préceptes coraniques, jusqu’à son mariage. Élève doué, c’est en Arabie Saoudite qu’il apprend l’arabe et mémorise le Coran, chemin direct vers l’imanat. Et puis, assez subitement, sa vie bascule à nouveau. Une série de désillusions, alliée à sa réflexion personnelle, l’amènent à larguer les amarres et à se rapprocher du christianisme. Obligé de tout quitter, travail, revenus, amis… le voici promis à la mort sociale, lieu habituel des apostats de l’islam… quand ce n’est pas la mort physique tout court. Un récit saisissant.

Bruno Guillot, Adieu Soulayman, Nour al Aalam, 2025, 244 pages, 19.90 €

L’extrait : « J’ai compris il y a bien longtemps que ceux qui imposent la charia ne désirent pas la vivre, que les dirigeants ne sont pas les plus religieux du pays et que leurs propres femmes ne portent pas toujours le voile. » (p. 160)

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Biographies Recensions

Heinz Guderian : Le maître des panzers

Éditeur : ‎ Perrin
Date de publication ‏ : ‎ 3 avril 2025
Édition‏ : ‎ Illustrated
Nombre de pages : ‎ 560 pages
ISBN-10‏ : ‎ 2262096856
ISBN-13 : ‎ 978-2262096854
Poids de l’article : ‎ 700 g
Dimensions : ‎ 15.6 x 3.7 x 24.2 cm

Spécialiste incontesté du second conflit mondial, expert de la guerre à l’Est, Jean Lopez livre une remarquable biographie d’H. Guderian, l’un des chefs de l’arme blindée germanique. A l’aide de sources inédites, on en sait désormais un peu plus de la personnalité d’un général qui, hélas pour nous autres Français, a joué un rôle capital dans notre défaite de 1940. Comme beaucoup de ses pairs, Guderian s’avéra un très bon professionnel, peu regardant  toutefois sur les crimes commis au nom du nazisme. Nombreux furent-ils, comme lui, à avoir tu leurs scrupules pour mieux servir cette idéologie monstrueuse. Aussi instructif passionnant, voici une biographie appelée à faire date.

Jean Lopez, Heinz Guderian, le maître des panzers, Perrin, 2025, 549 pages, 26 €

L’extrait : « Loin d’être ce visionnaire isolé dans un monde hostile sous les traits duquel il se dépeindra plus tard, il apparaît comme un homme de réseau qui évolue dans un milieu globalement acquis, à la différence de Charles de Gaulle qui prêche souvent dans le désert. » (p. 140)